Camp Agrès Fribourgeois – Tenero 2018

 

Tenero 2018, c’est fini! Mais qu’elle fut belle cette semaine passée au Tessin en compagnie de 92 gymnastes fribourgeois âgés de 11 à 18 ans et de 14 coaches au taquet toute la semaine! Vous trouverez ci-dessous un résumé (en cours d’écriture) de la semaine écrit par le responsable du camp, la vidéo de la danse créée par le nouveau coach Simone ainsi que la traditionnelle vidéo, ci-dessous, qui résume cette magnifique semaine.

La vidéo (enfin!) de cette magnifique semaine : que de bons souvenirs!

Danse – Tenero 2018

Voici un petit montage de la danse créée par Simone et dansée par tous les participants de ce camp. Musique: Fall Out Boy – Immortals

Édition originale – Danse – Tenero 2018

Voici la danse non retouchée filmée le dernier jour du camp avec une GoPro. Musique: Fall Out Boy – Immortals

 

Résumé de la semaine

Dimanche 12 août

Dimanche 12 août 2018, 6h45 du matin, mon réveil sonne. Je viens de passer une semaine à me réveiller à cette heure-là lors d’un camp de gymnastique aux agrès organisé à Cernier, dans le canton de Neuchâtel. Malgré la fatigue accumulée durant ce précédent camp, je suis au taquet, rien que de penser à la semaine qui m’attend: 92 gymnastes fribourgeois âgés de 11 à 18 ans ainsi que 13 coaches vont m’accompagner à Tenero au centre sportif national de la jeunesse pour une semaine de gymnastique aux agrès, de danse et autres sports en tout genre.
Après un rapide déjeuner, je fais ma valise, vérifie qu’il ne me manque rien, oups! J’ai oublié d’aller chercher le tube PVC pour faire les grands tours au reck. Je me rends vite à la salle de gym d’Ursy pour le prendre. Fin prêt, je me fais conduire à la gare à Romont où j’ai même le temps de prendre un café sur la terrasse du café de la gare. Il est à peine 9h00, les premiers gymnastes et coaches arrivent déjà. À voir, je ne suis pas le seul impatient à partir!
Il est 9h30, la majorité des gymnastes sont venus s’annoncer chez moi. À 10h00, il ne me manque qu’une gymnaste qui arrivera dans les minutes qui suivent. Ce petit retard n’est pas grave, car les deux chauffeurs des cars doivent observer une pause pour pouvoir effectuer le trajet d’une traite jusqu’à Tenero.
Comme première expérience aux camps agrès fribourgeois, le trajet en car se passe merveilleusement bien à l’aller, malgré quelques ralentissements juste avant le tunnel du Gothard. L’avantage du car est de faire le trajet d’une traite, sans changement. C’est un stress en moins lorsqu’on voyage en si grand nombre. Un peu avant 14h00, nous sortons enfin du tunnel du Gothard, et pour la première fois en 4 ans, le temps est moins clément du côté du Tessin. Il pleut, pour le plus grand malheur des grillades qui nous attendent en soirée.
Mais une fois arrivée à Tenero, la pluie fait place au beau temps et à la chaleur. Les chauffeurs nous déposent devant le centre et tout le monde est content de retrouver ce petit coin de paradis. Je quitte le groupe quelques minutes pour annoncer notre arrivée à la réception et recevoir les diverses clés et informations importantes, pendant que le reste du groupe fait un tour du centre. Nous prenons ensuite les sept tentes qui nous sont réservées: une tente pour les coaches, deux tentes pour les garçons, et quatre tentes pour les filles. Une fois installé, nous nous dirigeons à la plage pour un après-midi lac, beach-volley et détente.
Vers 17h30, moi et les coaches masculins mettons en route le feu pour les grillades que nous pourront enfin manger aux alentours des 18h30. Au menu: salades de pâtes, de tomates et salade verte, poulet, porc, bœuf, cervelas et saucisses de veau. Avant de passer au dessert, j’organise deux petits jeux « brise-glace » pour apprendre à se connaître.
À la demande des gymnastes qui veulent absolument savoir dans quel groupe ils seront durant cette semaine, je dévoile les groupes en salle afin qu’ils aient le temps de discuter avec leur coach respectif tout en avalant le dessert. Ceci étant terminé, il est gentiment le temps de retourner au camping pour se préparer à la première nuit dans les tentes en compagnie des moustiques et d’une chaleur non négligeable, mais sans les natels, retirés aux gymnastes et fermés sous clés dans les armoires situées dans les tentes.
22h30, comme veut l’une des règles d’or du centre sportif de Tenero, les lumières du camping s’éteignent automatiquement et le silence est requis. Les jeunes sont au courant qu’un securitas à vélo parcourt le camping pour veiller à l’ordre et au silence. Du coup, ils restent tranquille et finissent par s’endormir rapidement, ce qui choque même un de nos coaches.
La journée n’est pas tout à fait terminée pour les coaches, qui ont pas mal de travail d’organisation de la semaine à faire durant cette première soirée: planning des échauffements et des activités polysportives de l’après-midi à définir, responsable des clés des natels à nommer pour chaque jour, préparation du rallye prévu pour mardi, etc.

Lundi 13 août

06h45 mon réveil sonne et je me lève gentiment afin de réveiller les six tentes de gymnastes à 07h00. On devait logiquement se lever à 07h15, mais j’ai oublié la veille de donner les informations générales et les règles à respecter durant la semaine. Du coup, on le fait ce matin, avant d’aller déjeuner. Je rappelle donc aux gymnastes les quelques règles suivantes:

  • Réveil 7h15 avec une petite activité matinale pour se mettre en jambes, puis préparation des affaires pour la gym ou le VTT/paddle selon le programme affiché dans les tentes et la salle de gym, et enfin déjeuner à 8h00.
  • Chaque fois que nous nous rendons au restaurant, il faut être à l’heure. Respecter les autres groupes, ne pas bousculer ou faire les malhonnêtes dans la file pour se servir à manger. On se sort pas de table avant que moi-même ou un coach vous dise que vous pouvez y aller.
  • Dans la salle de gym, chaque groupe mettra un engin particulier durant toute la semaine. Faire attention aux affaires personnelles qui traînent dans la salle. Ne pas mettre de la magnésie partout. Quand c’est la pause, personne ne va sur les engins.
  • 12h45, l’heure du dîner. Attendre les informations sur le programme de l’après-midi avant de sortir de table.
  • Durant toute la journée, pensez à boire suffisamment, à manger suffisamment, à se mettre de la crème solaire méticuleusement, porter une casquette lorsqu’on est dehors, etc.
  • Accès aux natels de 18h00 à 19h00 uniquement, sauf en cas d’urgence.
  • Repas du soir à 19h15.
  • Silence et dodo à partir de 22h30, car les lumières s’éteignent de toute façon automatiquement.

À la suite de ces informations, nous profitons du premier déjeuner de la semaine. Au menu: charcuterie, fromage, divers pains, confitures, céréales et yogourts, miel, jus de fruits, café, thé, lait chaud ou froid. Que de choix pour assurer un déjeuner plein d’énergie. Suite à cela, les groupes mettent en place la salle de gym pour la première fois. Cela prend un peu de temps mais nous arrivons quand même à commencer l’échauffement à l’heure. Au programme: 2 tournus de 45 minutes, une pause de 15 minutes avec fruits ou chocolat à disposition, 1 tournus de 45 minutes puis 30 minutes d’engins libres où les gymnastes peuvent décider à quel engin s’entraîner. Tous les matins, les gymnastes ont le droit au même programme.
À 12h30, les groupes mettent en place le matériel pour l’après-midi. En effet, nous n’avons accès qu’à une salle de gym sur trois pour s’entraîner l’après-midi. Mais uniquement quatre groupes s’entraineront les après-midis, au lieu des 10 du matin.

Le premier matin en salle se passe sans encombre et les gymnastes sont plus que motivés. La fatigue et les courbatures ne se font pas encore sentir et les températures sont agréables puisque dehors, il pleut. J’espère que cette pluie cessera pour les activités de l’après-midi. Pour ma part et une fois n’est pas coutume, je coache ce matin le groupe numéro 11 car le coach prévu pour ce groupe n’arrivera que ce soir.
Le repas de midi redonne des forces à tout le monde avec à choix un plat, des pâtes et un buffet de salades diverses, de quoi contenter tout le monde. À la fin du repas, je donne les informations pour les activités de l’après-midi : 4 groupes resteront en salle de gym, 2 groupes profiteront des VTT et paddles du centre, alors que le reste pratiquera le waterpolo, le beach-volley et autres sports. Malheureusement pour nous, la pluie n’a pas cessé : je demande tout de même aux coaches d’essayer de respecter le programme.

Alors que les gymnastes et les coaches se dispersent dans le centre pour les diverses activités, je me rends à vélo au centre commercial se trouvant à une centaine de mètres du centre sportif. J’y achète une quantité impressionnante de fruits, de barres de céréales, de biscuits, de sirop, de chocolat pour les pauses. Dans ma liste d’achats se trouvent également le matériel prévu pour le rallye du mardi soir et quelques apéritifs pour donner du courage aux coaches dans la planification des activités, faite le soir une fois les gymnastes couchés. Au retour des achats, je me fais tremper sous une pluie battante. Une fois arrivé à la salle de gym, je rencontre le groupe prévu au paddle : impossible de se rendre sur le lac par ce temps. Même chose quelques minutes plus tard pour les groupes sur les terrains de beach-volley et gazon. Nous décidons donc d’envoyer les jeunes se doucher et d’organiser des petits jeux dans notre local au camping et dans les tentes. Un peu plus tard, même scénario avec les groupes au VTT et au waterpolo, qui vont également se doucher. Ceux qui rient sont les gymnastes en salle de gym, sauf un. En effet, un gymnaste s’est fait mal à la cheville bêtement. En effet, il s’est retourné la cheville sur le bord du sol. Pour l’instant, nous lui appliquons de la glace et l’obligeons à se reposer. Nous verrons ultérieurement comment sa blessure évolue.

Après les activités et la gym de l’après-midi, un coach ouvre les armoires des tentes pour que les jeunes aient accès à leur téléphone portable. La pluie cesse enfin, il est 19h15 et c’est l’heure du souper. L’activité prévue pour ce soir tombe bien : nous restons en salle pour une soirée vidéo en tout genre, mais surtout de gym. Vers 22h00, tout le monde rentre au camping pour se préparer à dormir. Ce soir, le groupe est calme et les jeunes s’endorment assez rapidement, à l’instar des coaches et moi-même qui essayons d’adapter le programme pour que les groupes qui n’ont pas pu faire les activités de l’après-midi à cause du mauvais temps puissent le faire plus tard dans la semaine.

Mardi 14 août

Il est 7h00 et je réveille en musique les gymnastes en leur annonçant qu’on va aller courir un peu avant le déjeuner, car le beau temps est de retour. Nous utilisons la piste finlandaise pour deux tours, ce qui équivaut à une course de deux kilomètres. D’abord tranquillement, j’augmente le rythme au fur et à mesure de la course. Certains jeunes n’aiment pas courir, et ça se voit.

Puis la routine s’installe : préparation aux activités du matin, déjeuner, mise en place de la salle, échauffement dirigé par un coach, entraînement jusqu’à 12h30. Seul changement, dès ce matin et pour tous les autres matins, deux groupes ne sont pas en salle pour profiter du VTT et du paddle. Ces deux groupes se retrouveront en salle de gym l’après-midi. Pour ma part, je profite de ma matinée pour réserver les terrains et le matériel nécessaires aux différentes activités prévues pour la semaine, d’appeler la responsable du groupe Swiss Diving pour lui demander l’accès aux plongeoirs en fin de journée (ce qu’elle accepte), de prendre des vidéos des gymnastes en salle de gym et d’appeler le secrétariat médical du centre pour prendre rendez-vous avec le gymnaste qui s’est blessé la veille à la cheville ainsi qu’avec deux autres filles, une pour une otite et l’autre pour un mal général. Pour la petite histoire, depuis le 1er janvier 2018, le centre sportif de Tenero s’est doté d’un cabinet médical au sein du centre avec un médecin présent à 60%. Cela permet aux groupes du centre de ne pas avoir à se balader dans les villages alentours pour trouver un médecin disponible. Quelle bonne idée !
Juste avant le repas, je me rends également au camping situé à côté du centre sportif pour réserver notre traditionnelle soirée glaces artisanales du mercredi soir. Après un premier refus de la part du gérant du restaurant du camping, j’arrive à le convaincre d’accepter notre groupe de plus de 100 personnes pour déguster ses bonnes glaces.

Après le repas de midi et les informations de l’après-midi transmises (dont rappel de l’importance de boire beaucoup d’eau, de mettre de la crème solaire, de porter une casquette, etc.), les coaches profitent de quelques minutes de repos pour boire un café ou un cappuccino au bar Gottardo (bar du centre sportif) ou pour faire une sieste dans la salle de gym. Avant de me rendre chez le médecin avec les trois gymnastes concernés, je profite de faire des vidéos et photos des activités extérieures : waterpolo, beach-volley, balles aux camps et paddle.

Puis vient le temps du médecin : celui-ci commence par voir le gymnaste blessé à la cheville. Une radio s’impose. Pendant la radio, le médecin voit rapidement les deux filles en prescrivant une ordonnance pour l’otite et en me rassurant que l’état de santé de la fille se sentant mal ira mieux dans les prochaines heures. Après visionnage de la radio, le médecin décèle une fracture du 5ème métatarse. Direction l’hôpital de Locarno pour appliquer un plâtre, avec l’avantage que la radio et l’analyse du médecin du centre sportif sont envoyées à l’hôpital pour que nous puissions gagner du temps. N’ayant pas de voiture à disposition, je demande à la réception du centre sportif si nous pouvons avoir un des voitures de fonction prévues à cet effet. Nous roulons sans perdre de temps vers Locarno. Après nous être annoncé à la réception, nous n’attendons que quelques minutes pour voir un premier médecin. Celui-ci refait certains tests déjà effectués à Tenero. Je lui informe que l’hôpital a dû recevoir l’avis du médecin de Tenero ainsi que la radio. Nous retournons ensuite en salle d’attente. J’espérais faire rapidement, cela n’a pas été le cas. Deux heures plus tard, nous sommes à nouveau appelés. Nous voyons un nouveau médecin qui refait les tests effectués précédemment. Je lui informe que l’hôpital a dû recevoir un fax du médecin de Tenero (un peu répétitif non ?). Je perds gentiment patience quand je vois le temps que nous devons attendre. Finalement, plus de trois heures après notre arrivée, le médecin décide de fournir au gymnaste un soulier rigide qu’il devra mettre autour de son propre soulier pour éviter que le pied se plie lorsqu’il marche. Tout ce temps à attendre pour cela ?!? Je suis plutôt énervé, de plus que je n’ai pas eu le temps de passer à la pharmacie pour me procurer le remède pour guérir l’otite de l’autre gymnaste. Sur le chemin du retour, je décide d’aller manger au McDonald avec le gymnaste blessé, puisque, bien entendu, nous avons loupé le repas du soir au centre et le début du rallye.

Pendant tout le temps que nous étions à l’hôpital, tout s’est bien passé au centre sportif. À notre retour, les coaches et les gymnastes avaient commencé le rallye. Ce rallye comptait 12 postes sous forme de jeux dont notamment la construction de la plus haute tour de spaghettis et marshmallows, le lancer de chaussures, les mimes, un beer-pong avec de l’eau bien sûr, etc. Tout allait bien jusqu’à ce que les lumières s’éteignent et que les jets d’eau pour l’arrosage des terrains se mettent en route automatiquement. Nous avons quand même pu finir le rallye à la lumière des téléphones portables des coaches.

Après le rallye, les jeunes se préparent pour la nuit et s’endorment rapidement à nouveau.

Mercredi 15 août

Comme la veille, je réveille les gymnastes à 7h15 et leur demande de se préparer pour une petite mise en train du matin sous le soleil. Chaussures de sport aux pieds, nous commençons par un demi-tour de piste finlandaise avant de nous rendre sur la piste d’athlétisme pour un stretching matinal et quelques exercices de tenue du corps pour réveiller ce dernier. Nous continuons cette matinée avec le déjeuner, la mise en place de la salle, l’échauffement et l’entraînement sur les engins. Ce mercredi étant un jour férié, je ne peux malheureusement pas me rendre à la pharmacie pour chercher les médicaments de la fille souffrant d’une otite.

Je profite de ma matinée pour ranger un peu le local des coaches, prendre des photos et surtout des vidéos des gymnastes en action. J’ai même le temps d’aider au coaching dans certains groupes, comme par exemple aux anneaux pour les disloques, ou au reck pour les grands tours. Malgré que tout roule, quelques gymnastes viennent tout de même vers moi pour se plaindre de petites douleurs aux mains, à la tête ou encore au ventre. À part les rassurer et leur donner quelques petits conseils comme boire suffisamment et rester tranquille quelques instants, je ne peux malheureusement pas faire grand chose de plus.

L’heure du repas est arrivée suivi par le traditionnel café pour certains coaches ou la traditionnelle sieste pour d’autres. Cet après-midi, le coach Simone va commencer à nous apprendre la danse qu’il a créé lui-même. Ce sont huit groupes cet après-midi qui apprendront la première partie de la danse. Pendant les activités de l’après-midi, nous souffrons du soleil et de la chaleur, surtout à la danse, qui se déroule sur un des terrains de football où l’ombre est inexistante. Mais les gymnastes et également les coaches prennent beaucoup de plaisir à danser: de nouvelles vocations apparaissent au grand jour!

En fin de journée, après les activités extérieures et la gym en salle mais avant la douche et l’accès aux natels, une bonne partie des gymnastes et des moniteurs ont pu profiter de faire du plongeon. Il y a eu de tout: triple avant au un mètre, plats monumentaux à différentes hauteurs, un saut appelé l’indien aux trois mètres, des hommes de bois aux trois mètres également, des plongeons avec vrille au un mètre, etc. En tout cas, le niveau était au rendez-vous et le plaisir aussi! Plaisir qui dépassait le besoin d’avoir accès au natel. En effet, les plongeurs ont dû sacrifier du temps de natel pour pouvoir sauter.

Toutes ces activités de l’après-midi nous ont tous ouvert l’appétit et nous profitons du traditionnel festival de pâtes du mercredi soir pour nous rassasier. Nous nous rendons ensuite au camping Campo Felice où de délicieuses glaces artisanales nous attendent. Je laisse le choix aux jeunes de prendre un, deux voire trois boules. Pour gérer la fil d’attente, j’envoie les groupes se servir suivant les résultats du rallye de la veille, en commençant bien entendu par les premiers. Chocolat, vanille, fraise, pomme, poire, pistache, stracciatella, citron, mangue, rhum-raisins sont parmi les parfums disponibles. Les coaches sont les derniers à être servis.

Après ce magnifique dessert, nous rentrons aux tentes afin d’organiser une fin de soirée tranquille avec des massages ou simplement en se prélassant dans les tentes. Les coaches ont la chance de pouvoir compter sur quelques gymnastes généreux pour leur faire un massage. Pour couronner le tout, une musique relaxante apaisait le corps et l’esprit. Quoi de mieux pour assurer une nuit calme et réparatrice! Je crois même que la tente des plus jeunes filles ont eu le droit à une super histoire contée par un des coaches.

Jeudi 16 août

Selon la météo, ce matin est le plus chaud de la semaine. C’est pourquoi nous avons décidé, avec les coaches, de réveiller les jeunes quinze minutes plus tôt et leur demander d’enfiler leur maillot de bain pour un réveil dans le lac. À l’annonce de ce programme, certains jeunes râlent un peu alors que d’autres sont bien heureux, mais tous enfilent leur maillot de bain. Arrivés au lac, quelques coaches montrent l’exemple et courent sur la plage pour sauter dans l’eau. La majorité des gymnastes suivent et se lancent à l’eau. À notre plus grand regret, beaucoup n’osent pas y aller et rester prudemment sur la plage, à quelques mètres de l’eau. Malgré nos encouragements et nos tentatives de les mouiller, ceux-ci retournent aux tentes sans s’être baignés.

Après ce réveil original, nous nous préparons pour la matinée, comme les jours précédents. Après le déjeuner, je profite de la ré-ouverture du centre commercial pour me réapprovisionner en pauses et pour passer à la pharmacie. Je retourne en salle avec mon vélo et ma charrette remplie de fruits, de chocolat, de cookies et de sirop. Dans mon sac à dos se trouvent enfin les médicaments pour soigner l’otite d’une des gymnastes. Tout se passe bien durant ce jeudi matin.

Le programme de l’après-midi est chargé: agrès en salle pour quatre groupes, danse avec Simone, beachvolley, divers jeux sur gazon (kubb, frisbee) ou détente, waterpolo, piscine et plongeon pour les autres groupes. Tout se passe pour le mieux jusqu’à un appel de la coach responsable d’ouvrir les armoires à natels à 18h00. Celle-ci m’annonce qu’une fille aurait des poux. D’abord sceptique sur la véracité de cette annonce, je décide de me rendre rapidement au camping pour vérifier par moi-même. Arrivé au camping, je trouve rapidement la coach et la gymnaste concernée un peu à l’écart des tentes. La gymnaste est en pleurs car elle se sent responsable de la situation. Nous essayons de la réconforter, mais sans trop de succès. Nous pouvons confirmer que ce sont bien des poux. Nous sommes trois coaches au camping pour gérer la situation, les autres se douchant à la piscine ou à la salle de gym. Je téléphone à la responsable de la semaine pour savoir si le centre a une procédure ou des conseils à donner. Elle me répond qu’il n’y a pas grand chose à faire à part traiter les personnes avec des poux. Elle me dit également qu’elle me rappellera le lendemain dès qu’elle arrive au travail et qu’elle aura discuté avec ses collègues. Les deux coaches au camping avec moi se proposent pour se rendre à la pharmacie (heureusement pour nous ouverte jusqu’à 21h00 aujourd’hui) pour acheter le traitement et de l’huile essentielle de lavande. J’avais entendu dire que l’huile était efficace pour repousser les poux lorsqu’elle est appliquée derrière les oreilles.
À l’aide des copines de la gymnaste avec des poux, nous essayons de la calmer et la réconforter. L’heure du souper arrive mais elle ne veut pas y aller car elle ne veut pas se montrer aux autres. Je la convaincs de venir souper avec nous en lui disant qu’elle et ses copines pourront manger dans le local matériel de la salle de gym juste à côté du restaurant.

Pendant le souper, les coaches discutent de la procédure à suivre. Nous décidons tous ensemble de maintenir le karaoké prévu ce soir et de procéder à un contrôle de chaque participant au camp pour vérifier la présence ou non de poux. Le karaoké reste un moment incroyable, même avec cette histoire de poux. Les gymnastes se font contrôler un à un les cheveux pendant toute la durée du karaoké. Au final, nous détectons huit gymnastes avec des poux. Chacune des personnes avec des poux a eu droit au shampoing traitant. Malgré ces petits poux, les jeunes ont passé un super moment en chantant à tue-tête.

Avant d’aller au lit, on propose aux jeunes qui dorment à côté des personnes infectées de changer leur drap-housse, par précaution. Nous décidons également de profiter d’une tente vide à notre disposition pour transférer les gymnastes à poux dans cette tente pour le reste de la semaine. Je ne suis pas sûr de l’efficacité de cette mesure, mais cela rassure tout le monde.
Une fois les gymnastes couchés, un peu plus tard que d’habitude à cause de cette histoire, les coaches mettent en place une liste des choses à faire pour éviter la propagation des poux. Avec l’aide d’internet, nous établissons la liste suivante:
– Les filles gardent leurs cheveux attachés, soit avec un chignon, soit à l’aide de tresses;
– Tout le monde applique l’huile essentielle de lavande derrière les oreilles;
– Les filles ne doivent plus s’échanger leur brosse à cheveux ni leurs élastiques;
– Éviter de se frotter les cheveux l’un contre l’autre en se faisant un câlin par exemple ou en se murmurant quelque chose à l’oreille.

J’annoncerai dès le réveil demain matin ces différents points. J’expliquerai également que les poux ne sont pas dangereux pour la santé, mais simplement dérangeants. Ayant lu également sur internet qu’il faut éviter d’aller à la piscine, j’annoncerai aussi la fin des baignades à la piscine et au plongeon jusqu’à la fin de la semaine.

Vendredi 17 août

L’idée de réveil pour ce vendredi était de retourner au lac se baigner, mais cette fois-ci, pour tout le monde. Malheureusement, cette histoire de poux me contraints à changer le plan. Je réveille donc les jeunes à 7h15, toujours en musique, et leur demande de simplement préparer leurs affaires pour la matinée. Avant de se rendre au déjeuner, je donne les diverses informations pour éviter la propagation des poux au sein du groupe.

Ce matin, il ne reste que deux groupes à partir faire du VTT. Ces groupes auraient dû suivre l’activité VTT avec le paddle, mais nous n’avions pas accès au paddle ce matin-là. Ils ont donc eu la chance de le faire durant un après-midi de la semaine. Du coup, les coaches de ces deux groupes ont décidé de se rendre plus loin que d’habitude en VTT. Ce que nous ne savions pas encore, c’est qu’ils allaient découvrir un endroit magnifique qui a rendu jaloux tous les autres groupes (les photos sont à découvrir dans la galerie du camp 2018).
Autrement, de mon côté, j’appelle le centre médical pour prendre rendez-vous avec quatre gymnastes: une pour une infection à un orteil, une pour un mal de poignet plus aigu qu’à l’accoutumée, une pour une cheville enflée et enfin une pour un doigt cassé peut-être. Le médecin m’attend à 16h00 pour voir toutes ces gymnastes.
La fatigue commence à se faire sentir et je décide de remplacer l’engin libre qui termine habituellement la matinée par du stretching, donné par notre coach star Simone. C’est avec lui que cet après-midi, l’activité danse est prévue avec la réunion de tous les groupes pour filmer la chorégraphie tous ensemble. Mais avant cela, place au dîner, à la sieste, à la préparation aux diverses activités de l’après-midi, et aux activités elles-mêmes : paddle pour les deux derniers groupes, beachvolley, frisbee, détente pour les autres selon leurs envies. Pour ma part, je me rends chez le médecin du centre avec les quatre gymnastes prévues.

Après avoir rempli les formulaires avec les données des patients, je demande au médecin de pouvoir commencer avec la gymnaste à la cheville enflée, car elle ne peut plus marcher sans aide. Après quelques tests, une radio est nécessaire. Pendant que la secrétaire médicale procède à la radio, le médecin continue la série de gymnastes mal-en-point avec celle à l’orteil infecté. Pendant la consultation, un des coaches en salle m’appelle et me demande s’il peut amener un gymnaste qui vient de se faire mal. Je lui dis de venir et on verra comment on peut s’arranger. Le gymnaste n’a pas vu la barre de reck et se l’est prise dans la tête. Rien de trop grave physiquement, si ce n’est une plaie au niveau du nez. Par contre, le gymnaste n’arrive pas à se calmer, panique et se crispe. Avec le coach, nous essayons de la calmer tant bien que mal. Le médecin ayant tout juste fini de désinfecter l’orteil de la gymnaste, il s’occupe de suite du gymnaste : il le couche sur un lit et demande au coach l’accompagnant de le faire parler. Cela marche bien, le gymnaste se calme gentiment et reprend ses esprits. Finalement tout va bien pour lui.
Depuis le cabinet du médecin, je peux entendre la musique utilisée pour la danse. Il est passé 17h00 et les jeunes sont en train de tous danser, sauf les quelques-uns que j’accompagne chez le médecin. Moi qui adore la danse, j’espère que le médecin sera assez efficace pour rafistoler les derniers gymnastes et me laisser le temps de danser avec le groupe. La fille au doigt blessé n’a heureusement rien de cassé et une petite attelle pour trois jours fera l’affaire. Le poignet de l’autre fille a simplement besoin d’un peu de repos, rien de grave. Pour finir, la fille au pied enflé n’a rien de cassé mais le médecin préconise une attelle, l’utilisation de béquilles et du repos pour quelques semaines. Durant ces consultations, j’ai appris que le médecin était à Glasgow quelques jours plus tôt comme médecin de l’équipe suisse masculine de gymnastique artistique, ce qui a amené de belles discussions. Je le remercie vivement pour son travail et raccompagne les gymnastes blessés vers le reste du groupe.

Malheureusement pour moi, ils viennent de finir la danse et retournent gentiment tous aux tentes pour se doucher et accéder à leur natel. Il ne reste que les coaches, qui eux, n’ont pas dansé non plus mais aimeraient le faire. On s’organise donc la danse entre coaches.
À la suite de ça, je laisse les coaches aller se doucher alors que je me rends à la pharmacie du centre commercial pour retirer les médicaments prescrits sous ordonnances par le médecin de l’après-midi. J’ai juste le temps de me doucher au retour de la pharmacie avant d’aller souper. Nous sommes tous un peu déçu pour notre dernier souper proposé par le restaurant du centre. En effet, du fromage et de la charcuterie sont proposés, rien de très farfelus.
À la fin du repas, j’annonce le programme de la soirée : les jeunes ont un peu moins d’une heure pour ranger leurs affaires et commencer à nettoyer les tentes. Le but est de pouvoir se lever demain et pouvoir libérer les tentes en 10 minutes afin que nous ayons le temps de les nettoyer en profondeur avant d’aller déjeuner. Ce temps à disposition des gymnastes pour ranger leurs affaires est utilisé par les coaches pour respirer quelques instants et profiter de la terrasse du bar Gottardo.

Pour ma part et quelques autres coaches qui ont plus d’affaires qui trainent que les autres, nous retournons assez rapidement aux tentes. Je fais plusieurs tours dans les tentes pour vérifier l’avancement des  « travaux ». Certains gymnastes sont plus efficaces que d’autres, notamment les plus jeunes. Tout le monde est un peu excité ce soir et une bonne ambiance règne au camping. Une fois les rangements satisfaisants, nous nous réunissons tous dans notre local du camping pour procéder au feedback du camp. Nous laissons d’abord la parole aux gymnastes pour qu’ils s’expriment sur la semaine écoulée.
Je ne sais pas s’ils sont gênés ou non, mais uniquement quelques fortes têtes osent prononcer quelque chose. Majoritairement que du positif, surtout pour la danse, mais également quelques remarques constructives que je note précieusement pour les prochaines éditions. Après une dizaine de remarques, deux demandes spéciales émanent des gymnastes. L’un aimerait qu’un coach montre son talent à imiter le tyrannosaure, avec qu’une autre gymnaste aimerait qu’un autre coach raconte un conte, comme il l’a fait dans les tentes un des soirs de la semaine. Ni une, ni deux, nous avons le droit à une démonstration impressionnante d’un tyrannosaure enragé et à un conte sens dessus dessous avec des personnages décidés par les gymnastes. Après ces démonstrations et les rires qui vont avec, je laisse la parole aux coaches de la semaine : ils peuvent dire tout ce qu’ils veulent par rapport à la semaine écoulée, leur groupe en salle, les activités et autres. La majorité remercie leur groupe pour le travail accompli en salle, certains ajoutent qu’ils feront tout pour venir l’année prochaine, d’autres me remercient pour l’organisation, etc. De beaux discours qui me touchent au plus profond, comme les remarques positives que j’ai pu entendre de la bouche des gymnastes.
Avant de passer à mon tour, les quelques grandes gymnastes du groupe à Simone profitent de la fin de son discours pour lui offrir quelques chocolats et une lettre écrit en italien. Beau geste qui émeut quelque peu Simone. Vient alors mon tour. Avec la fatigue de la semaine, ces coaches en or et des gymnastes au comportement si poli et généreux, je garde difficilement mon sérieux et vers quelques larmes. Organiser un tel camp n’est pas si facile, le gérer toute la semaine encore moins, mais quand je vois la gentillesse et la motivation de tous ces jeunes, ce travail n’est de loin pas vain. C’est dans ces camps que les jeunes se responsabilisent, se font des amis pour la vie, apprennent à vivre les uns avec les autres et apprennent à respecter autrui. Et quand tout roule lors d’une semaine comme celle-ci, ma mission est réussie.

Après mes paroles et mes quelques larmes, il est temps de distribuer le souvenir du camp : un sac à dos avec le logo du camp brodé sur celui-ci. Une fois les sacs distribués, il reste aux jeunes à se préparer à passer une dernière nuit dans ces tentes militaires du centre sportif de Tenero. Comme chaque année, c’est la nuit la moins tranquille pour certains grands. Des tentatives de changement de tentes pour discuter avec ces copains-copines sont déjouées par les coaches aux aguets. Après quelques rondes entre les tentes, je réunis les coaches dans notre local pour leur offrir l’apéro : saucissons, fromages, tommes, pain et quelques bières. Je les remercie pour la semaine et les invite à discuter des points que nous pourrions améliorer pour les prochaines éditions. Ce retour des coaches est toujours très productif.
Plus la nuit avance, plus nous perdons de coaches qui, éreintés, s’en vont dormir.

Samedi 18 août

07h00 : dernier réveil ici à Tenero. Je réveille tout le monde en musique et en donnant les informations suivantes : une fois levé, il faut sortir toutes ces affaires des tentes, empiler les matelas en trois tas de six et balayer toute la tente de fond en comble. Certains gymnastes plus débrouilles que d’autres prennent les choses en main dans leur tente et nous arrivons à terminer cette première tâche de rangement de la journée avant l’heure du déjeuner.
Nous prenons toutes nos affaires à la salle de gym puis nous nous rendons au déjeuner. Un peu de fatigue se fait ressentir et c’est bien normal. Avant de commencer le dernier entrainement de la semaine, nous faisons la photo du groupe en entier et la photo des coaches car une des coaches doit partir ce matin déjà. Après ces photos, l’échauffement commence. Ce matin, les gymnastes auront trois tournus d’engins de 30 minutes avant que nous passions aux photos de groupes et à la danse, une dernière fois tous ensemble.

Pendant que le reste du groupe s’entrainent en salle, je me rends au camping pour ranger et nettoyer notre local. Suite à cela, j’ai rendez-vous avec le responsable du camping pour restituer les tentes et le local. Le responsable me fait remarquer que nous avons oublié de vider et jeter les poubelles situées aux entrées des tentes et que nous avons fermé les fenêtres des tentes pour rien. Je m’attèle donc à ces deux tâches pour terminer la restitution de nos locaux au camping.
Je me dirige ensuite au bureau du matériel de sport pour rendre tous les articles de sport que nous avons utilisés sur la semaine : ballons, balles, jeux, cordes, chevillières, pompes pour l’airtrack et autres. Il me reste du matériel encore utilisé en salle que je viendrai rendre une fois l’entrainement terminé. Je me rends ensuite à la réception du centre pour rendre toutes les clés et badges reçus dimanche passé en début de camp. Je reçois également la facture correspondante à la semaine écoulée. Après ceci, je retourne en salle pour diriger les rangements. Cela se fait plus ou moins rapidement et nous avons encore le temps de danser une fois tous ensembles et de photographier les groupes.

Nous finissons tout cela vers 12h15. Il nous reste un peu plus d’une heure avant notre départ en car. Je demande à tout le monde de se doucher pour que le retour soit agréable au niveau des odeurs et leur donne rendez-vous en dehors de la salle pour la distribution des lunchs. Je me douche rapidement et demande à quelques bras déjà douchés de m’accompagner à la cuisine du centre pour retirer les lunchs. Les coaches procèdent ensuite à leur distribution. Les gymnastes sont libres de manger avant notre départ ou d’attendre que nous soyons dans le car.

Quelques minutes avant notre départ, Simone, coach tessinois et maître de la danse nous dit à tous au revoir car il ne rentre pas avec nous. Les grandes gymnastes du groupe à Simone sont toutes tristes, tout comme moi. Cela fait deux semaines que je côtoie Simone en camps de gym et nous savons que la prochaine fois que l’on se croisera, ce sera l’année prochaine, à nouveau en camp de gym. Puis c’est au tour d’une gymnaste suisse-allemande habituée des camps de nous quitter. Quelques larmes coulent sur son visage lorsque nous rejoignons les deux cars qui nous attendent.
Nous embarquons dans les deux cars en espérant que le trafic n’est pas trop perturbé au Gothard. Je demande aux chauffeurs s’ils ont déjà des informations à ce sujet : une heure et demie de bouchons pour le retour. Aie. J’espère que le trafic sera moins dense d’ici là.

Malheureusement pour moi, nous restons bloqués un peu plus d’une heure au Gothard, ce qui oblige les chauffeurs à s’arrêter 45 minutes pour observer une pause obligatoire dans leur contrat de travail. Avec le Gothard passé, je sais maintenant que nous arriverons autour des 20h à Romont. Je l’annonce à tout le monde pour que les jeunes puissent le communiquer aux parents. Je laisse également mon natel à disposition pour celles et ceux qui n’en ont pas.

Lors de notre arrêt, les gymnastes profitent de se dégourdir les jambes et surtout d’acheter de quoi boire et manger : bonbons, chips, et autres denrées malsaines. Puis nous reprenons la route. Les jeunes profitent des derniers instants en compagnie de leurs amis. Puis nous arrivons gentiment à Düdingen où nous observons un court arrêt pour déposer quatre gymnastes de la région suite à une demande d’un des parents. Environ 45 minutes plus tard, nous voilà arrivés à Romont avec deux heures de retard par rapport à l’horaire prévu initialement. Il est 20h00, tout le monde est content d’être arrivé après ce long trajet. J’ai déjà dit au revoir aux gymnastes présents dans mon car. La plupart prenne le temps de venir me dire au revoir et cela me fait plaisir. Les gens rentrent et gentiment nous ne sommes plus que quelques-uns. Heureusement qu’une maman d’une gymnaste d’Ursy a de la place dans sa grande voiture pour me ramener chez moi avec toutes mes affaires.

Arrivé chez moi, je ne fais pas long : je dépose mes affaires à l’entrée, je vais me doucher et me brosser les dents, je me couche dans mon lit et repense à cette magnifique semaine qui se termine. À part quelques couacs, tout s’est bien déroulé. Le plus important est que les coaches et surtout les gymnastes ont passé la plus belle semaine de leur été. En pensant à tout ce que j’ai encore à ranger et faire pour clôturer ce camp, je m’endors et me réveillerai dix heures plus tard.